Togo : Anié doté d’un marché à bétail moderne et sécurisé

La mobilité du bétail entre les pays de l’Afrique de l’Ouest est considérée comme un facteur d’intégration par le fait qu’elle favorise un brassage des populations du nord. Elle permet en plus l’approvisionnement en produits animaux des centres urbains de plus en plus importants qui se sont développés dans ces différents pays notamment du sud.

Dans le cadre de la mise en œuvre du PAMOBARMA, composante 3 du PREDIP, projet financé par l’Union Européenne et coordonné au niveau régional par le CILSS que la Fédération Nationale des professionnels de la filière bétail et viande du Togo (FENAPFIBVTO) en collaboration avec l’ONG Entreprise, Territoire et Développement (ETD) ont accompagné les acteurs de la filière bétail viande de l’Anié (25 km au nord d’Atakpamé) pour la construction d’un marché à bétail moderne.

 Ce marché construit sur un hectare avec 62,555 millions de francs CFA, a fait l’objet le lundi 22 février 2021 d’une cérémonie de réception provisoire entre l’entreprise attributaire des travaux, Del Building et le maître d’ouvrage, la FENAPFIBVTO représenté par son président M. Alassani Alidou.

C’est en présence du préfet de l’Anié, Agoro Balabawi Ezoula, des responsables de ETD, de la mairie d’Anié 1, le Point focal PREDIP, Dr Gado Bokaya, du Directeur régional du ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural des Plateaux, Claude Batchassi et des premiers bénéficiaires de ce marché que sont les commerçants et éleveurs de gros bétail.

Pour le maître d’ouvrage, la satisfaction est totale, surtout quand on sait que la société rend les clés de ce marché avec beaucoup d’avance sur la fin du délai d’exécution.

« Je suis très heureux parce que les délais ont été respectés et la commission a vraiment validé les travaux faits. Je crois que dans l’ensemble, c’est bien. Nous remercions nos partenaires de Acting for Life qui ont permis à ce qu’on bâtisse ce marché à bétail pour les acteurs de l’Anié », a-t-il lancé.

Ce marché est composé de plusieurs lots dont le bâtiment administratif constitué d’un local gardien, 2 grands bureaux et de sanitaires ; un hangar de négociation de 50 places et des toilettes de 2 WC, d’une salle d’eau et de 2 urinoirs et 2 lavabos.

Pour ce qui est du parc, il est installé sur un hectare et composé de 10 box pour accueillir plus de 2000 bœufs et un quai d’embarquement. Dans ce marché, il y a aussi un système d’alimentation en eau qui est un forage de 120 m de profondeur alimenté par un panneau solaire avec un support polytank, le tout relié à un relais groupe.

S’adressant à la mairie d’Anié 1 à laquelle ce marché revient, le préfet a fait savoir qu’on a tendance à ne pas prendre soin de la manne qui tombe du ciel.

« Et pourtant, c’est de haute lutte que nous avons arraché ce projet parce que nous savons l’impact qu’il donne dans les milieux où il a été réalisé. Vous devez vraiment vous approprier ce projet », a-t-il déclaré.

Il a souhaité que la voie qui part de la nationale n°1 à ce marché soit rapidement ouverte. Il a également invité la mairie à planter audit marché des arbres.

Quant au maître d’ouvrage de ce marché à bétail qui n’est autre que Alassani Alidou, président de la Fédération nationale des professionnels de la filière bétail et viande du Togo (FENAPFIBVTO), avec ce marché, les bœufs seront plus en sécurité, la vente sera bien organisée afin qu’il y ait plus d’entrées.

Il a souhaité qu’on instaure la gouvernance dans tout ce qui sera fait au sein du nouveau marché à bétail. « Nous souhaitons qu’il y ait plus d’entrées d’animaux et plus de recettes à engranger. C’est ce qui nous tient à cœur. Quand on a un marché, l’objectif final, c’est pour qu’il y ait une transparence dans la gestion et que progressivement les entrées s’accroissent et que les recettes augmentent pour qu’au cours des ateliers de reddition, on montre à la population ce qui entre dans la commune pour montrer combien les acteurs participent au développement de la commune. Il faut aussi montrer que depuis la construction du marché, il y a eu de la progression dans les entrées et dans les recettes. Tout ceci, pour que la mairie qui en est le propriétaire final, puisse gagner pour le développement dans ce milieu », a-t-il expliqué.