Niger

Historique

Il existe différents types d’élevage au Niger, de l’élevage sédentaire au pastoralisme transhumant. Cependant, la mobilité des troupeaux et la pâture extensive constituent dans la majorité des cas les meilleurs moyens de mettre en valeur le territoire pastoral et de préserver le cheptel. Au total, environ 75% du bétail est élevé selon un mode nomade et transhumant, national ou transfrontalier.

Les différentes périodes de sécheresse successives depuis les années 1970 ont profondément transformé le pastoralisme nigérien. Durant la longue période de sécheresse de 1969 à 1974, les troupeaux ont connu des pertes très significatives (50 pour cent des bovins, 36 pour cent des ovins, 27 pour cent des caprins). Ces pertes, celles des bovins notamment, ont été plus sévères dans la zone pastorale que dans celle agricole, ce qui a augmenté la proportion de troupeaux présents dans le sud en comparaison du nord, et donc augmenté le risque de conflits liés notamment aux dégâts champêtres. En 1981, la plupart des éleveurs avaient reconstitué leurs troupeaux (à 80% en moyenne pour les bovins et à 110% pour les petits ruminants).

La grande sécheresse de 1984, au cours de laquelle la grande majorité des éleveurs a quitté la zone pastorale et s’est déplacée 150 à 250 km plus au sud, a provoqué des changements fondamentaux dans la société pastorale. Les migrations vers les villes ont fortement augmenté, alors que le front agricole en a profité pour avancer au-delà de la limite nord des cultures, mais aussi au sein des enclaves pastorales et des pistes de transhumance situées en zone Sud. Un transfert important de la propriété des bovins a aussi restructuré la société pastorale. Des commerçants, des fonctionnaires et des citadins ont acheté les troupeaux des éleveurs dépossédés, devenus de simples bergers.

Situation actuelle

Au Niger, le secteur de l’élevage représente 11% du PIB national et 35% du PIB agricole. Les produits de l’élevage constituent le second poste des produits exportés après l’uranium, et 70 % des produits d’exportation de l’agriculture. Au nord de l’isohyète 350 mm qui représente la limite Nord des cultures, l’élevage est en général la première source de nourriture et de revenus. Mais il contribue aussi aux moyens de subsistance des agropasteurs vivant au sud de cette limite. Au total, plus d’un million de personnes travaillent à plein temps dans l’élevage, et la majorité des agriculteurs complètent leurs activités par de la production animale.

Le Niger est un pays à vocation pastorale. Malgré son importance économique, sociale et culturelle fondamentale, le pastoralisme reste une activité précaire dans laquelle les gouvernements successifs ont peu investi (5% du budget national en 2018, contre 35% investis dans l’agriculture).

PRINCIPALES ACTIVITES DU PREDIP AU NIGER

 

Situation des prévisions des infrastructures/aménagements

Types d’infrastructures Indicateurs Quantité Localisation
Composante 3-Infrastructures
1 Sécurisation des pistes Longueur des pistes 100 km En cours d’identification
Régions : Sud Tillabéri (ouest Niger) Makalondi et Torodi / Maradi (est Niger)
2 Aménagement d’aires de repos/pâturage Nombre d’aire repos / pâtures 2 * Lambounti -Pito
* Makalondi
3 Réalisation des points d’eau Nombre de points d’eau (mares, forages, puits, barrages,…) 1 * En cours d’identification
4 Mise en place d’aliments bétail Quantité d’aliment 343
5 Réalisation magazines Nombre de magazines 4 * Danja * Layounkra * Say *Torodi

 

Situation des prévisions des activités soft

Types d’activités Indicateurs Quantité
Composante 3-Infrastructures
1 Organisation des débats Nombre de débats 8
2 Réalisation des cartes Nombre de cartes réalisées 2
3 Mise en place d’inter collectivité Nombre d’inter collectivités mise en place 1
4 Formation des comités de gestion des infrastructures et aménagements Nombre de formations des Comités de gestion 6
5 Organisation des visites d’échanges Nombre de visites échanges 2
6 Organisation des ateliers de restitution technique et budgétaire Ateliers de restitution technique et budgétaire des collectivités 4
7 Diffusion grand public des résultats de l’atelier de restitution technique et budgétaire Nombre de Communiqués radio 4
Composante 2-Dialogue
8 Organisation de rencontres transfrontalières de concertation pour prévenir et gérer les conflits dans les zones dépourvues de cadre de concertation Nombre de rencontres impliquant les OPR au niveau transfrontalier, national et régional 14
9 Organisation des rencontres annuelles de haut niveau sur la transhumance apaisée par le cadre de concertation entre OPR Nombre de participants aux réunions transfrontalières, aux réunions des comités/cadres et aux comités nationaux et composition par sexe 55
10 Plaidoyer en faveur de la prise en compte des thématiques de transhumance et de nutrition dans les stratégies, plans d’investissement et allocations budgétaires des pays, et dans les PDC, plans de développement communaux Nombre de planification communale, régionale ou nationale intégrant les propositions d’aménagement en faveur de la transhumance apaisée (en lien avec les réalisations de la composante 3) 2
11 Formation et information des agriculteurs et des éleveurs sur les textes règlementant la transhumance. Nombre de leaders des agriculteurs des éleveurs et des acteurs de la transhumance ayant bénéficié des formations aux textes 10
12 Développement d’un module d’animation du dialogue transfrontalier basé sur l’analyse des écarts entre le droit et les pratiques Nombre d’animateurs formés au sein des OPR en animation du dialogue transfrontalier (10/OPR) 2
13 Expérimentation d’un dispositif d’assistance juridique Nombre d’éleveurs et d’agriculteurs ayant bénéficié d’assistance juridique (fonction des besoins) 40

RÈGLEMENTATIONS EN MATIÈRE DE TRANSHUMANCE 

Le Niger est le premier pays a avoir adopté une législation cohérente sur le pastoralisme. Cela s’est traduit par l’adoption de l’ordonnance n° 93-015 du 2 mars 1993 fixant les principes d’orientation du Code rural. Les principes d’orientation du Code rural sont précisés à partir des 153 dispositions de ce texte. Ce texte est appelé communément Code rural du Niger. Le pastoralisme occupe une place importante dans cette ordonnance. En effet, ce texte comporte un titre premier dont le chapitre II est consacré aux terres de pâturages (article 23 à 39). Dans ce cadre, les droits des pasteurs sur l’espace sont définis, de même que l’aménagement des espaces pastoraux et les droits s’exerçant sur le capital-bétail. Enfin, les droits liés à l’hydraulique pastorale sont précisés (articles 50 à 56). Ce texte a défini les terroirs d’attache pastoraux et a délimité les couloirs de passage pour les animaux. Le décret n° 97-007 du 10 janvier 1997 a fixé le statut des terroirs d’attache des pasteurs. Le Niger a choisi une démarche qui ne consacre pas uniquement un texte au pastoralisme, mais l’intègre dans le cadre du développement rural. C’est ce qui permet une meilleure cohérence de l’action des pouvoirs publics dans le domaine du développement durable agricole.

Testes de loi téléchargeables

2013 Code Rural – Niger

Ordonnance relative au pastoralisme au Niger

AUTRES PROJETS SUR LE PASTORALISME AU NIGER

  • Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) en cours d’exécution
  • Programme d’appui à la commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest, Phase I (PACBAO), en cours d’exécution ;
  • Programme régional d’éducation/formation des populations pastorales en zones transfrontalières (PREPP) en cours d’exécution
  • Mobilité Pastorale et Sécurité au Sahel (MOPSS) en cours d’exécution
  • Projet Elevages et Pastoralisme Intégrés et Sécurisés (PEPISAO)

POINT FOCAL TRANSHUMANCE

Monsieur KANTA Manzo est le point focal transhumance pour le PREDIP et représentant le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger. Au sein de ce Ministère, il est le Directeur du Développement Pastoral.