Mali

Historique

Le pastoralisme, au Mali, s’effectue surtout dans les zones faiblement pressurisées sur le plan foncier et où la variabilité climatique rend l’activité agricole très aléatoire. On distingue dans ce pays un élevage pastoral (nomade et transhumant) et un élevage agropastoral. L’élevage pastoral nomade se traduisant par des déplacements réguliers motivés par la disponibilité des ressources, se rencontre essentiellement au Nord dans la zone saharienne du pays et dans la zone sahélienne constituée entre autres du Gourma et du Plateau Dogon. Les principales productions sont le lait, la viande et la laine qui sont quasi-intégralement autoconsommées. L’élevage pastoral transhumant reste caractérisé par des mouvements d’allers-retours permanents entres les zones pastorales du Sud vers le Nord où les pasteurs recherchent des pâturages qu’ils exploiteront jusqu’au retour des pluies et des pâturages au Nord avant de retourner vers leurs régions d’origine. Le cheptel concerné par l’élevage transhumant est plus important que celui nomade mais les niveaux de productivité restent similairement faibles. Le commerce de bétail demeure très dynamique avec un potentiel d’excédents commercialisables. A côté de ce système pastoral, subsiste un système agropastoral au sein duquel l’élevage est généralement mis en complémentarité avec l’agriculture pour valoriser alternativement les résidus de chacune de ces activités (résidus de récolte pour les animaux et déchets animaux utilisés comme fumure dans l’agriculture). Dans ce système agropastoral, les animaux jouent généralement, une fonction patrimoniale de réserves de valeurs ou d’instruments d’épargne. Compte tenu de la disponibilité des ressources alimentaires, des déplacements, si nécessaires s’effectuent par petites amplitudes. Les productivités animales y restent faibles en dépit des tentatives d’amélioration initiées.

Situation actuelle

Le bétail constitue le 3ème produit d’exportation du Mali après l’or et le coton et rapporte entre 55 et 60 milliards de francs CFA par an. Des pays voisins comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pour combler leur déficit en produits carnés, importent des animaux principalement du Mali. Les textes communautaires (CEDEAO, UEMOA) interdisent le prélèvement de taxes et de la TVA (taxe à la valeur ajoutée) sur les produits du cru à l’instar du bétail. Cependant, les taxes sauvages et illicites prélevées par les agents de la sécurité (police, douane, gendarmerie) amputent les revenus des producteurs d’environ 15%. Par ailleurs, la perte de temps au niveau des nombreux postes de contrôle occasionne des pertes (morts de bétail et baisse du poids). L’Etat et les organisations de la société civile travaillent à améliorer le secteur agropastoral au Mali.

PRINCIPALES ACTIVITES DU PREDIP AU MALI

 Situation des prévisions des infrastructures/aménagements

Types d’infrastructures Indicateurs Quantité Localisation
Composante 3-Infrastructures
1 Sécurisation des pistes Longueur des pistes 200 km En cours d’identification : Région de Sikasso

 

2 Aménagement des aires de repos/pâturage Nombre d’aire repos / pâtures 4 * Zaniéna
* En cours d’identification
3 Réalisation des points d’eau Nombre de points d’eau (mares, forages, puits, barrages,…) 2 * En cours d’identification

 

4 Mise en place d’aliments bétail Quantité d’aliment 220
5 Réalisation de magazines Nombre de magazines 1 * Farakala

 

Situation des prévisions des activités soft
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Types d’activitésIndicateurs Quantité Composante 3-Infrastructures1Organisation des débatsNombre de débats52Réalisation des cartesNombre de cartes réalisées23Formation des comités de gestion des infrastructures et aménagementsNombre de formations des Comités de gestion34Organisation des visites d’échangesNombre de visites échanges15Organisation des ateliers de restitution technique et budgétaireAteliers de restitution technique et budgétaire des collectivités36Diffusion grand public des résultats de l’atelier de restitution technique et budgétaireNombre de Communiqués radio3Composante 2-Dialogue7Organisation de rencontres transfrontalières de concertation pour prévenir et gérer les conflits dans les zones dépourvues de cadre de concertationNombre de rencontres impliquant les OPR au niveau transfrontalier, national et régional108Organisation des rencontres annuelles de haut niveau sur la transhumance apaisée par le cadre de concertation entre OPRNombre de participants aux réunions transfrontalières, aux réunions des comités/cadres et aux comités nationaux et composition par sexe559Plaidoyer en faveur de la prise en compte des thématiques de transhumance et de nutrition dans les stratégies, plans d’investissement et allocations budgétaires des pays, et dans les PDC, plans de développement communauxNombre de planification communale, régionale ou nationale intégrant les propositions d’aménagement en faveur de la transhumance apaisée (en lien avec les réalisations de la composante 3)110Formation et information des agriculteurs et des éleveurs sur les textes règlementant la transhumance.Nombre de leaders des agriculteurs des éleveurs et des acteurs de la transhumance ayant bénéficié des formations aux textes1011Développement d’un module d’animation du dialogue transfrontalier basé sur l’analyse des écarts entre le droit et les pratiquesNombre d’animateurs formés au sein des OPR en animation du dialogue transfrontalier (10/OPR)212Expérimentation d’un dispositif d’assistance juridiqueNombre d’éleveurs et d’agriculteurs ayant bénéficié d’assistance juridique (fonction des besoins)40

RÈGLEMENTATIONS EN MATIÈRE DE TRANSHUMANCE 

Afin de faciliter la pratique du pastoralisme et de la Transhumance, de nombreux textes locaux, communaux et nationaux ont élaborés et promulgués. On peut citer la Charte pastorale qui définit les principes fondamentaux et les règles générales qui régissent I’ exercice des activistes pastorales en République du Mali. La présente loi consacre et précise les droits essentiels des pasteurs, notamment en matière de mobilité des animaux et d’accès aux ressources pastorales. Elle définit également les principales obligations qui leur incombent dans I’exercice des activités pastorales, notamment en ce qui concerne la préservation de l’environnement et Ie respect des biens d’autrui. La présente loi s’applique principalement à l’élevage pastoral des espèces bovines, ovines, caprines, camelines, esquines et asines. Sont exclus du champ d’application de la présente loi les aspects liés à la santé animale, à I’ exploitation du bétail et  à sa commercialisation.

Textes de loi téléchargeables

AUTRES PROJETS SUR LE PASTORALISME AU MALI

  • Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) en cours d’exécution
  • Programme de développement du pastoralisme durable au Sahel (PDPDS), en cours d’exécution
  • Programme d’appui à la commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest, Phase I (PACBAO), en cours d’exécution ;
  • Programme régional d’éducation/formation des populations pastorales en zones transfrontalières (PREPP) en cours d’exécution
  • Mobilité Pastorale et Sécurité au Sahel (MOPSS) en cours d’exécution
  • Projet Elevages et Pastoralisme Intégrés et Sécurisés (PEPISAO)

POINT FOCAL TRANSHUMANCE

Monsieur Kalifa DEMBELE est le point focal transhumance pour le PREDIP et représentant le Ministère de l’Elevage et de la Pêche du Mali. Au sein de ce Ministère, il est le Directeur National des Productions et Industries Animales.