L’accessibilité aux zones de pâturage (accès et pression), points d’eau, les infrastructures marchandes

L’interdiction de la transhumance transfrontalière par le Gouvernement a réduit l’arrivée des transhumants dans la partie centrale considérée comme zone charnière entre le Nord et le Sud du pays. On y a constaté moins de pression sur les ressources (pâturage et eau) dans certaines localités, contrairement aux campagnes antérieures même si par endroit (commune de Savè), certains éleveurs nationaux et transhumants sédentarisés sont menacés de quitter la localité à cause des conflits récurrents et leur réticence à collaborer de façon transparente avec les autres acteurs. D’une manière générale pour les troupeaux présents sur le territoire national, l’accès aux soins vétérinaires et l’accès aux ressources en eau et au fourrage n’est pas influencé par la pandémie. En temps de tarissement de certains points d’eau naturels, les éleveurs ont recours à l’eau de forages qui revient chère. Heureusement que la saison pluvieuse s’installe déjà progressivement mais il faut craindre les risques de pathologie liés à la consommation d’eau de ruissellement par les animaux.