La CEDEAO entreprend une relecture de la Formulation des PRIDEC des pays

Dans le cadre du suivi de l’accompagnement des pays côtiers dans la formulation et la mise en œuvre du programme PRIDEC, la Coordination régionale du PREDIP a organisé une rencontre régionale avec la CEDEAO, l’UE et les points focaux PRIDEC/PREDIP du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. C’était le 10 novembre 2020 via Zoom.

Les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, pays d’accueil des bétails transhumants venant du Sahel, se sont engagés depuis 2015 à formuler et mettre en œuvre un Programme Régional d’Investissement pour le Développement de l’Elevage et du Pastoralisme dans les pays Côtiers (PRIDEC). Par la suite plusieurs réunions multi-acteurs ont eu lieu au cours des années 2016 et 2017 et ont vu l’engagement des cinq pays côtiers : le Bénin, la Côte-d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Togo. Depuis 2017, quatre des pays concernés par le PRIDEC (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo) ont engagé une démarche de requête de financement à la Banque Mondiale pour la mise en œuvre de leur programme national.

Malgré ces actions d’envergure, les dossiers n’ont pas connu d’avancée notable pour arriver à la mise en œuvre effective des programmes.

En 2019, l’équipe régionale du PREDIP/CILSS, qui a comme activité principale, l’accompagnement des pays à la mise en œuvre des programmes PRIDEC a rencontré, avec l’appui de la CEDEAO, les points focaux PRIDEC des quatre pays pour relancer le processus. Dans le cadre de cet appui, plusieurs rencontres ont eu lieu et une note de cadrage a été développée aux dires du Coordonnateur Régional du PREDIP, Dr Ahmat Hassan Moussa.

La rencontre du 10 novembre s’est inscrite dans le cadre de cet accompagnement avec deux points à l’ordre du jour, (i) le partage d’information sur le processus de l’étude de relecture de la formulation du PRIDEC conduite par la CEDEAO et (ii) les rôles et responsabilités des pays dans le processus de formulation du programme.

La CEDEAO, à travers, son représentant, Dr Bio Goura Soulé a informé les participants de la conduite imminente d’une étude sur la relecture des documents programmes des pays. Le processus de recrutement du cabinet/consultant est en cours de finalisation et les travaux vont commencer sous peu sous le financement de l’AFD. Cette relecture devra tenir compte des besoins des pays côtiers et des initiatives en cours comme le PRAPS et le PREDIP. Dans les pays, les travaux consisteront à organiser des ateliers de lancement regroupant tous les acteurs et décideurs de l’élevage, d’abord au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo, ensuite ce sera autour de la Guinée qui vient de manifester son intérêt et le dernier groupe de pays sera le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée Bissau et la Gambie.

Lorsque toutes ces études seront terminées, il y aura la dimension régionale.

Pour terminer sur les informations fournies aux pays, la CEDEAO a souligné l’implication active des pays à travers les points focaux pays qui sont aussi les points focaux PREDIP, pour inviter tous les acteurs au niveau national et appuyer les consultants dans l’organisation pratique des ateliers qui devront être solennels.

La relecture de la formulation des programmes PRIDEC dans les pays devront se mener en cohérence avec les missions du PREDIP et du PRAPS en ce qui concerne le choix des thématiques et l’ensemble du processus.

Des échanges ont suivi les propos du représentant de la CEDEAO pour mieux comprendre les enjeux et surtout le rôle de chaque acteur pour la réussite de ce processus.

A propos du PRIDEC

Le Programme Régional d’Investissement pour le développement de l’élevage et du pastoralisme dans les pays côtiers (PRIDEC), couvre la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigéria, pour un budget estimatif de 180,314 millions de dollars US. Son objectif global est de contribuer au développement économique et à la bonne gouvernance des ressources naturelles dans les régions concernées par l’élevage dans les espaces transfrontaliers des pays côtiers et du Sahel. Il vient compléter et connecter les grandes interventions sur le développement pastoral prévues dans les zones sahéliennes, notamment le PRAPS, PEPISAO, MOPSS, PACBAO, PDPDS, par une intervention dans les principaux pays côtiers concernés par l’élevage sahélo-soudanien. Il est conçu en complément du projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), ciblé sur les pays sahéliens.

Le processus de formulation du PRIDEC a démarré en janvier 2015 à Lomé, lors d’une réunion de concertation entre les réseaux professionnels et les organisations régionales sur la transhumance transfrontalière apaisée. Le document d’instruction prévoit une composante régionale et des composantes nationales, développées dans chacun des pays concernés. Ce document vise à préciser la stratégie, le contenu et les moyens à mobiliser pour un démarrage du Programme.