Elevage des ruminants au Bénin : un Haut Commissariat à la sédentarisation des éleveurs créé

Le Conseil des Ministres du mercredi 16 juin 2021, sous la Présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’Etat et Chef du Gouvernement, a créé un Haut Commissariat à la sédentarisation des éleveurs.

Selon le compte rendu du Conseil des Ministres, cette décision a été prise parce que « l’élevage des ruminants au Bénin, est basé sur l’exploitation du parcours naturel. De ce fait, il peu productif et occasionne des dégâts sur les cultures autant qu’il est source de conflits divers entre agriculteurs et éleveurs. C’est pour mettre fin à cette situation et accélérer la modernisation de l’élevage que la Conseil des Ministres a approuvé la mise en place d’un Haut Commissariat placé sous l’autorité directe du Président de la République du Bénin ».

Selon le Conseil des Ministres, ce Haut Commissariat aura pour mission de contribuer à : (i) la modernisation des systèmes d’élevages, (ii) la définition et la mise en œuvre de la politique de sédentarisation des éleveurs en vue de leur épanouissement socio-économique et culturel dans un environnement sécurisé et apaisé , (iii) la coordination des actions des Autorités publiques dans le domaine de l’élevage aux fins de concourir à l’efficacité de l’Etat dans le secteur, (iv) la sensibilisation des acteurs non étatiques sur les mesures favorables à la cohabitation harmonieuse entre éleveurs et agriculteurs.

La création de ce Haut Commissariat contribuera à changer la pratique de l’élevage mobile au Bénin.

Rappelons que le 26 décembre 2019, le Bénin a pris un arrêté interministériel 2019/N°200/MISP/ MAEP/MAEC/MCVDD/MDGL/MDN/DC/SGM/DAIC/SA/113GG19 interdisant la transhumance transfrontalière en République du Bénin.

Le Bénin étant une terre d’accueil et de transit des animaux venant du Burkina Faso, du Niger et du Nigeria, cet arrêté n’a pas facilité la pratique de l’élevage mobile, en 2020 et 2021, dans un contexte régional marqué par l’insécurité au Sahel, la rareté des ressources pastorales et la crise sanitaire de la COVID-19.