Animation des marchés à bétail

Depuis le début du confinement au Nigéria et l’instauration du cordon sanitaire dans la région sud du Bénin, la vente du bétail sur les différents marchés est au ralenti avec une dégringolade des prix des animaux sur le marché notamment au centre et au Sud du pays. Dans ces régions, les marchés continuent de s’animer mais on constate l’absence totale des bouchers et commerçants venant essentiellement des grandes villes comme Cotonou, Calavi et Porto-Novo. Au Nord du pays, la dégringolade des prix du bétail est moins sévère mais le flux des ventes et les prix du bétail est légèrement en dessous de la moyenne pour la même période en 2019, d’après le constat fait par les agents sur le terrain. Dans cette partie du pays, l’accès à certains marchés à bétail urbains est quasi impossible et cette situation impacte négativement le fonctionnement des marchés satellites qui approvisionnent habituellement ces marchés.

Concomitamment à cette morosité, tous les petits emplois autour de l’animation des marchés à bétail sont pour la plupart éteints, plongeant du coup leurs porteurs dans une précarité absolue. Il en est de même de l’activité de transformation du lait en fromage par les groupements de femmes depuis le confinement et l’instauration du cordon sanitaire dans les villes de grande consommation des produits et dérivés de l’élevage. Les femmes se plaignent de la mévente et de la baisse de prix du lait et du fromage notamment dans le centre du pays qui approvisionne Cotonou et ses environs. Cette situation rend plus vulnérables ces femmes qui opèrent dans cette chaine de valeur de la filière.